Jusqu’où ira la hausse des prix ?

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Jamais une machine TP n’aura couté aussi chère. En cause, les matières premières, le transport et les prix de l’énergie. Les clients jouent encore le jeu, le besoin faisant foi. Mais jusqu’à quand ? Et quel sera l’impact sur les ventes 2023

En ce début d’année, période de bilan et de prévision, les interrogations sont nombreuses. Toujours pas de disponibilité sur le neuf, notamment sur le segment aux plus gros volumes, le compact. Un climat assez anxiogène qui pousse certains distributeurs à revoir leur copie sur leurs intentions de commandes. Des hausses de tarifs à répétition, jusqu’à 2 ou 3 en 2022, plus celle du début d’année. Autant de sujets qui pourraient peser lourd dans la balance des ventes sur le deuxième semestre 2023

Alors va-t-on pour autant vers un début de crise de confiance débouchant sur un arrêt de l’investissement ? Certains signaux avant-coureurs en témoignent, comme la prolongation de la durée de vie des machines, alimentant le business des pièces et services. A ceci, il faut ajouter les conditions de prêts qui se durcissant. Sans parler des coûts inflationnistes sur le carburant et le manque de personnels. A contrario, on peut se rassurer sur le niveau d’activité générale qui reste soutenue.

Le dig tour 2024

On peut donc espérer un marché 2023 plus ou moins stable même si certains parient sur un décrochage à l’été, avec un marché de la mini pelle à -10 % à fin de l’exercice. Pour rappel, on est toujours à 13 000 unités en 2022 sur les 0 à 8 t en France. On a donc de la marge avec une crise totale. Les plus sceptiques diront que la France n’est pas à la hauteur de ses ambitions. A comparer à la Grande Bretagne ou l’Italie qui voient des volumes de ventes de 16 à 18 000 unités.

tarifs prohibitifs ?

Le ratio classique des 10 000 € la tonne d’acier d’une machine semble dépassé par l’inflation galopante. Sur un modèle référence comme une mini pelle de 2,5/2,7 t, la grille tarif actuel s’établirait sur une fourchette allant de 36 à 40 000 €. Il y an, on déboursait entre 28 et 31 000 €. Sur une cible de loueurs généralistes multi régionaux, avec des volumes d’achat conséquents, même grand écart, passant d’une fourchette de 22/26 000 € à 28/32 000 €.

Sans parler des versions électriques qui se paient plus du double, jusqu’à 3 fois le prix d’une thermique, soit 60 000 € pour une 1,8 t. En dehors de l’image verte que l’on veut se donner et les possibilités de travailler en intérieur ou dans des zones limitées sur les émissions, le transition énergétique n’a pas encore conquis toutes les bourse. D’autant que cette énergie propre a un coût prohibitif, sans réelle solution sur l’autonomie effective et les infrastructures de recharge.  

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