Le bull Cat D10 fête ses 40 ans

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Caterpillar bulldozer cat D10
Caterpillar bulldozer Cat D10

Il y a 40 ans Caterpillar produisait les dix premiers bouteurs D10, des machines ultra puissantes qui venaient répondre aux besoins des exploitations minières et de la construction lourde. C’est en travaillant sur cette machine que les pignons surélevés ont également vu le jour.

 « Nous avons renversé la sagesse traditionnelle avec le D10 et travaillé sur une pièce maitresse de la société depuis sa création en 1925 » se rappelle Georges Alexander, un ingénieur retraité de Caterpillar qui avait travaillé sur le projet et l’une des quatre personnes nommées pour le brevet des pignons élévateurs Caterpillar. L’équipe qui a travaillé sur ce bull a finalement proposé une machine sans équivalent de poids, de puissance et de productivité. Le D10 offrait une productivité de 50 % supérieure au D9, le plus grand bouteur de Caterpillar de l’époque. Avec un poids de 86 180 kg, 4,6 m de hauteur, 3,7 m de large et 9,4 m de long, et un moteur développant une puissance de 700 ch, le D10 s’imposait comme un monstre capable d’avaler des chantiers. « Le développement et l’introduction de cette nouvelle machine nécessitait tous les savoir-faire de l’entreprise. Le D10 a été réussi grâce au travail d’équipe. Il faut dire que le défi de battre la concurrence a été d’une grande motivation » se rappelle Ron Krolak, ingénieur en chef en charge du projet.

Une grande fierté pour les hommes qui ont travaillé sur le D10

C’est en travaillant sur ce bull que Cat a mis au point les pignons surélevés. Après deux ans de test, une demande de brevet est déposée et les deux premiers modèles test de D10 sont construits en 1973. « Notre équipe a généré 93 brevets impliquant tous les systèmes du concept » ajoute Ron Krolak. Finalement le D10 ne ressemblait à aucun autre bouteur de l’époque et laissait quelques personnes sceptiques. « Le bouteur entier était différent dans presque tous les sens à l’exception du moteur » explique Georges Alexander.
Les bull D10 construits en 1977 ont tout de suite séduits les clients par leurs capacités qui ont eu un impact important sur l’industrie minière. Des études de l’époque ont en effet montré que le D10 rivalisait avec les draglines les plus grands et sa conception modulaire permettait de le déplacer facilement.

Les ingénieurs qui ont travaillé sur ce projet de l’époque sont aujourd’hui très fier de ces avancées techniques qu’ils ont mis au point, comme l’explique Georges Alexander « Après avoir pris ma retraite dans les années 1990, j’ai présenté mon exposé sur le développement du pignon surélevé et une personne m’a dit ensuite, où que vous alliez vous verrez le résultat de votre travail. Il avait raison, peu importe où j’ai voyagé dans le monde, j’ai vu des bulldozer avec le design du pignon élevé et j’étais très fier d’avoir fait partie de l’équipe de recherche à l’origine de ce concept ».

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Louis
J’aime le bruit d’un moteur et l’odeur de l’huile chaude. J’adore l’expérience inédite de monter dans une cabine, de découvrir une machine. Je préfère 100 fois chausser des bottes et aller dans la boue qu’arpenter de luxueux bureaux. Je vis chaque nouvelle rencontre comme un moment privilégié, presque magique. Et j’ai pu conjuguer tout ça dans mon métier en créant les éditions Nakori, pour développer des magazines spécialisés : TP&A et TRANSMAT. Désormais, je prends chaque nouveau magazine à faire comme un réel challenge pour faire vivre aux lecteurs une expérience atypique, voire inoubliable. Et j’ai surtout trouvé un prétexte extraordinaire pour m’éclater au quotidien.

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