Le rouge Manitou s’enflamme

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Michel Denis Manitou Jacqueline Himsworth
Michel Denis, DG du groupe Manitou en compagnie de Jacqueline Himsworth, soeur de Marcel Braud, fondateur de la marque française Manitou

Prévisible après cette crise mondiale unique, le français Manitou décroche. Son chiffre d’affaires du 1 semestre de 762 M€ chute de -35 %, avec une perspective à fin 2020 de 1,5 Mds€. Mais comparons ce qui est comparable, 2019 aura été l’année de tous les records pour le français, réussissant son pari de s’implanter encore plus fortement au niveau mondial. Et surtout devenant un acteur de premier plan de la nacelle.

“la crise soudaine de la COVID-19 a perturbé nos marchés depuis mi-mars. avec comme conséquence, une baisse de notre chiffre d’affaires de 35 % par rapport à un premier semestre 2019 record.

Michel Denis, DG de Manitou


Tout au long de cette période off, Manitou a su préserver les fondamentaux, tel que le support clients et utilisateurs, les pièces détachées et assistance technique. Sur le plan industriel, dès la mi-avril, les lignes de production des usines françaises et italiennes ont redémarré en intégrant des protocoles sanitaires stricts. L’organisation de la production avec les clients et les fournisseurs redéfinie afin de pouvoir livrer les commandes les plus urgentes. Ce fut notamment le cas pour celles du secteur agricole ou des zones géographiques au long cours dont la saisonnalité nécessitait une expédition avant la fermeture estivale.

L’ensemble de ces mesures nous a fait passer au mieux cette période très difficile. nous sommes désormais revenus à un ordre de marche ajusté aux volumes actuels d’activité de nos marchés.

Michel Denis, DG de Manitou

Des finances préservées

Sur le plan financier, dès le début de la crise, la voilure a été contractée au maximum. Supportée par les mesures de réduction du temps de travail et certaines aides gouvernementales afin de protéger au maximum la liquidité et la pérennité du groupe. Le Conseil d’administration de Manitou a en même temps décidé de ne pas procéder au versement de dividendes à hauteur de 30 M€. Le groupe clôt le semestre avec un résultat opérationnel courant de 3,9 % du chiffre d’affaires.


Après avoir connu un trou d’air dans les prises de commandes de mi-mars à mi-mai, la remontée fut encourageante en juin. Le marché agricole reste le plus porteur, alors que les secteurs de l’industrie et de la construction enregistrent des retraits plus marqués notamment auprès des loueurs dont les perspectives d’activité pour le reste de l’année 2020 et 2021 restent à ce jour dégradées.

Rebond mécanique

Fort du rebond de fin de trimestre, le groupe clôt le semestre avec un carnet de commandes de 555 M€, ce qui permet à Manitou de projeter un chiffre d’affaires pour l’année 2020 en baisse de l’ordre de 30 % par rapport à 2019. Et, en l’absence de nouvelle dégradation du contexte économique global, un résultat opérationnel courant dans une fourchette de 2,7 % à 3,2 %.

« Nous estimons par ailleurs que la crise que nous traversons aura des conséquences économiques au-delà de 2020. notre objectif de résultat opérationnel courant supérieur à 8 % du cA du plan Ambition 2022 nE sera pas atteint à cette date”

Michel Denis, DG de Manitou

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