Albert Gamal, IDig, «Je ne vends pas du guidage, je vends un outil»

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Albert Gamal, directeur d’IDig sur le Dig Tour.

Idig, c’est un système de guidage 2D et 3D sans fil, une fabrication française et une approche simplifiée d’utilisation. Une nouvelle fois présent sur plusieurs étapes du Dig Tour, Albert Gamal et son équipe poursuivent leur objectif de développement sur un marché français du guidage qu’il trouve encore timide.  

Le Dig Tour 2024

«Pour nous, le développement de notre système de guidage en France, c’est une nouvelle aventure, explique Albert Gamal, directeur d’Idig. Car son principal marché est à l’export. « Nous sommes les seuls fabricants de guidage sans fil, dont 95% du business se situent au grand export, ceci depuis 10 ansHistoriquement, cette culture de l’export s’est construite par une première activité dans les lasers produits dans 4 usines à travers le monde».

L’activité d’Idig a vraiment démarré en France lors de l’épidémie de Covid, avec le recrutement de plusieurs commerciaux qui couvrent désormais tout l’Hexagone.  

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Un guidage simple, accessible à tous 

A l’export, la plupart des clients d’Idig sont des distributeurs. « En France, nous travaillons avec les réseaux de distribution de pelles, cela prend plus de temps mais les retours sont plus directs et surtout, plus enrichissants, poursuit le directeur. La difficulté majeure pour nous, c’est de leur proposer ce qui représente finalement pour eux, un simple accessoire. Alors que la plupart du temps, c’est le client qui sera demandeur. Avec notre système, le concessionnaire pourrait pourant apporter une solution de guidage simple et sans câbles.» 

Le principe : définir le besoin 

Il est clair que le principal avantage du système Idig, c’est la simplicité. « Notre outil est conçu avant tout pour l’opérateur, qui n’est pas un géomètre, et qui a donc besoin d’un outil simple à utiliser, poursuit le directeur. Nous proposons un système évolutif qui fait du 2D, mais qui est évolutif en 2D+, puis, grâce au logiciel, du 3D. 

L’opérateur pourra progressivement prendre en main le système, à son rythme et selon aussi l’évaluation de ses besoins et parfois aussi, de ses finances. La 2D et la 3D sont des produits complémentaires, l’opérateur va gagner en précision quel que soit le système. La 3D avec le GPS permettra de faire toutes les levées du projet en 3D, et la 2D pourra fonctionner sans GPS en cas d’absence de connexion. «Quand le plan est bien fait, le risque d’erreur devient quasi nul, insiste Albert Gamal. 

Deux heures d’installation 

Le système Idig peut être installé par l’opérateur lui-même. «Le fait qu’il n’y ait pas de câbles est un gain de temps énorme pour l’installation. Un système 2D avec capteurs, c’est 2 heures en prenant le temps d’expliquer à l’opérateur le fonctionnement, alors qu’un système câblé, c’est une à deux journées d’installation», explique le directeur. Lors de l’achat, chaque machine et godet peuvent être rapidement calibrés avec le système de guidage et enregistrés de manière à pouvoir être interchangés sur d’autres pelles si nécessaire.  

« Nous considérons le guidage comme un outil, souligne le directeur. Auparavant l’opérateur avait son laser rotatif et son porte-mire et devait descendre plusieurs fois de sa machine pour déplacer celui-ci. « Avec le système Idig, le chauffeur commande tout de sa pelle, pour un gain de temps mais aussi, de sécurité ! », lance-t-il. 

Pour le fabricant, « Il faut créer de nouvelles habitudes et développé la notoriété du guidage encore méconnu pour que le marché se développe, explique le responsable. Je dis toujours, le prix, ce n’est pas le plus important, la vraie question c’est qu’est-ce que je gagne ? » 

VV 

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