Angélique Gleizon : que c’est beau un camion la nuit !

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Angélique conduit les poids lourds de l'entreprise et met la main à la pâte pour approvisionner les chantiers routiers de la région parisienne.

Tombée dans la marmite du transport toute petite, Angélique Gleizon, 22 ans, garde de bons souvenirs des chantiers de nuit, assise en cabine du Volvo à côté de son frère. Elle veut suivre la même voie par l’apprentissage de la conduite des poids lourds. Depuis, elle gère l’exploitation de la boîte familiale et ses 49 véhicules.

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Comment décrire la passion d’Angélique pour le monde du poids-lourd. Tout simplement logique, baignant depuis sa plus tendre enfance dans ce milieu de gros bras. Passant le plus clair de son temps dans une cabine de camion avec son père ou dans l’entreprise familiale avec sa mère à la compta. Puis, avec son grand frère qui l’emmène la nuit sur les chantiers de la région parisienne pour les approvisionner en enrobés. Du plus petit au plus grand. Du périph parisien aux réfections de voiries ou de remise en état des chaussées après ouvertures de tranchées, tout y passe. A chaque fois, c’est de très belles découvertes pour la jeune fille qui sent que ce boulot est aussi faîte pour elle.

Alors, Angélique décide de s’orienter très tôt vers un bac professionnel dédié au transport routier, et passe ses permis, lourd à 16 ans, super lourd à 17 ans, tous validés à sa majorité. Et elle continue en alternance, une licence toujours axée sur le transport. Mais plus orientée sur la gestion d’entreprise, histoire d’avoir la pratique et la théorie en poche.

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Aujourd’hui du haut de ses 22 ans, elle partage son temps entre la conduite quand il faut aller compléter les équipes en période de forte activité des chantiers, c’est-à-dire de mars jusqu’à octobre. Et à l’entreprise de s’occuper de l’exploitation quotidienne et des plannings des chauffeurs. Et quand il y en a pratiquement 50, ça prend du temps et une bonne maîtrise de soi en management.

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Alimentation d’un finisseur la nuit, tout un art!

Ses préférences

La marque de référence des transports Gleizon est depuis toujours Volvo. Comme les bennes calorifugées, c’est du Schmitt. Mais cela est en train de changer. Avec son frère aux achats et elle à l’exploitation, ils sont au premier chef confrontés aux soucis de qualité des matériels et du service après vente des fournisseurs. “ Forcément, on connaît comme tout le mode certains problèmes techniques sur nos matériels. Mais quand leur service après vente ne répond pas à nos attentes et ne trouve pas de solutions et que des véhicules sont immobilisés, on est pénalisé à double titre », avoue Angélique parfois exaspérée de perdre du temps et l’énergie à résoudre des problèmes de SAV.

Alors le paysage des marques de la flotte évolue chez Gleizon, 7 tracteurs et porteurs Renault et un MAN viennent d’intégrer le parc. Une étude aussi est faite sur un Scania. “ Les tracteurs, on les prend en 4×2 ou en 4×4. On n’a pas trop de soucis d’accès en centrales ou sur les chantiers. Mais le plus important pour notre activité, c’est la benne. Elles sont énormément sollicitées par le transport d’enrobés chaud. Après on a besoin de plusieurs types de configurations pour pouvoir s’adapter à toutes les tailles de chantier, en versions poussoirs sans avoir à benner, mais aussi avec vérins ou ampliroll pour déposer des caissons. Elles sont dans la plupart calorifugées et bâchées. Mais quelques unes sont en version classique terrassement même si ce n’est pas notre métier premier. Après ce que l’on recherche c’est des résistantes et des fonctionnelles. On en demande pas plus” rappelle encore Angélique.

L’environnement de chantier est compliqué en TERME DE Sécurité. La livraison d’enrobés jusqu’au FINISSEUR implique une grande attention et PLUSIEURS manœuvres d’approche. la visibilité en cabine est donc essentielle

Angélique Gleizon

La sécurité n’a pas de prix

Après il faut s’adapter aux conditions de chantier. Là aussi à force d’expérience, l’entreprise configure ses bennes à son propre usage. “ Pour alimenter des finisseurs, on remonte la barre anti-encastrement du véhicule et on coupe les ailes sur les côtés des roues. Et on ajoute des bavettes en caoutchouc plus hautes qui viennent s’accrocher directement sur la barre anti encastrement. Des astuces pour prolonger la vie du matériel et gagner aussi en sécurité” ajoute Angélique.

Sur ce dernier point la société ne lésine pas. “ Nous faisons équiper nos camions du maximum de phares et de projecteurs que nous pouvons, à l’avant et à l’arrière du tracteur. Nos chauffeurs doivent bénéficier de la meilleure visibilité possible sur les chantiers, où beaucoup de personnels à pieds évoluent à côté des machines”, insiste Angélique. Il y a aussi l’aide des dispositifs constructeurs comme les caméras de recul.

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