Suppression du GNR : La FNTP remonte au créneau

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suppression du GNR

Alors que la suppression du GNR est prévue au 1er juillet, la FNTP n’a pas dit son dernier mot. La fédération doit en effet rencontrer le Premier Ministre pour le convaincre de le maintenir.

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Pour la FNTP les arguments en faveur du maintien du GNR sont nombreux. Le premier c’est que le secteur des TP a connu une baisse historique d’activité. Les entreprises ont maintenu les emplois mais les trésoreries ont soufferts de la pandémie. Un autre argument c’est la flambée des prix des matières premières. En effet, on ne peut pas ajouter encore un surcoût aux entreprises.

Par ailleurs, la FNTP constate que les effets de « France Relance » ne se font pas sentir dans la commande publique locale. Il est long et complexe à mettre en oeuvre. Ce que tout le monde veut bien entendre. Mais par contre, une autre évidence c’est que la suppression du GNR aurait un impact concret. Et, il serait de plus de 300 millions d’euros cette année pour les seules entreprises du TP.

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La suppression du GNR : une hérésie

Enfin, le Gouvernement s’était engagé en 2019 a mettre en place un GNR avec une couleur spécifique au BTP après la suppression du GNR. Mais, cet engagement ne pourra pas être tenu dès le mois de juillet. En effet, d’après les dernières dates annoncées par le Ministère de la transition Ecologique, il faudra plutôt patienter 2 ans pour sa mise en oeuvre…

Autant d’arguments que souhaite avancer la FNTP pour qui il s’agit d’un sujet majeur. « Le maintien du Gazole Non Routier est une mesure efficace de soutien à nos entreprises. Surtout que le plan de relance tarde à porter ses fruits dans les territoires, en raison notamment de la difficulté à engager des projets d’infrastructures sur une courte période. Dans le contexte actuel de flambée des coûts de matières premières, sa suppression constituerait une aberration économique. Et, qui plus est, ce serait en contradiction totale avec la volonté du Gouvernement de soutenir coûte que coûte les entreprises pour faire face à la crise économique liée à la Covid-19 » souligne Bruno Cavagné.

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