« Je pensais que la sécurité l’emportait sur la rentabilité »

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sécurité chronique de Stig Engström

« Je pensais, naïvement peut-être, que tous les professionnels du BTP considéraient que la sécurité passait avant tout, que la sécurité l’emportait sur la rentabilité et l’efficacité. » Ce sont en ces termes que commence la chronique de Stig Engström, fondateur et propriétaire d’Engcon, à propos de la sécurité sur les chantiers.

Des décès trop nombreux

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Trop d’accidents arrivent sur les chantiers du BTP, dont certains peuvent être évités grâce à un équipement plus sécuritaire. En Suède, en 2020, 30 personnes sont mortes dans des accidents du travail. Et, en France les chiffres sont impressionnants également. Ainsi, en 2019, d’après les statistiques de la sinistralité du CNT B (industrie du bâtiment et des travaux publics), il y a eu pas moins de 176 décès dans le BTP. Si l’on n’a pas de données précises sur les chantiers de travaux publics, les articles de faits divers sont malheureusement trop nombreux et trop fréquents.

« Il nous reste du chemin à parcourir pour atteindre l’objectif « zéro accident ». Oser investir dans de nouvelles technologies et se montrer plus exigeant les uns envers les autres : voilà, selon moi, les deux clés pour rendre les chantiers plus sûrs, MAIS AUSSI plus rentables et plus efficaces » poursuit Stig Engström.

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des solutions qui permettent à chacun de retrouver son foyer une fois la journée de travail terminée doivent être une norme

Stig Engström

« Les efforts en matière de sécurité doivent se poursuivre »

« J’avais espéré que 2020 serait l’année où des mesures musclées seraient prises afin d’impulser les changements nécessaires pour faire baisser les accidents sur les chantiers en Suède ». Et tout comme sur le territoire français où la sécurité est un enjeu de taille.

« Mais cela n’a pas été le cas » déplore Stig Engström. « Au lieu de cela, l’année 2020 entrera probablement dans les annales comme celle où la COVID-19 a paralysé le monde. Mais il ne faudrait pas que cela mette un coup d’arrêt aux efforts en matière de sécurité. Le manque de temps, l’inattention, l’inexpérience du personnel et l’alternance entre différents modèles de pelles hydrauliques sont des causes fréquentes d’accidents. C’est dans ces situations que la technologie doit saisir la balle au bond. C’est pourquoi Engcon développe des solutions intelligentes qui éliminent les erreurs de manipulation et minimisent les risques d’accident.

L’erreur ne doit pas être possible ! Des solutions qui font la différence et qui permettent à chacun de retrouver son foyer lorsque la journée de travail est terminée doivent devenir la norme pour la profession. Il faut une prise de conscience plus forte sur l’enjeu de la sécurité sur les chantiers. Dans les travaux publics, les accidents constituent aujourd’hui un sérieux problème dont on pourrait vraiment se passer ».

Le système QSC permet de standardiser la procédure de verrouillage et ainsi de rendre les chantiers plus sûrs. Pour Stig Engström, il faut que des solutions intelligentes viennent palier le risque humain pour améliorer la sécurité.

Les solutions d’Engcon

Engcon a développé plusieurs systèmes qui permettent de sécuriser les pelles. Et de facto de limiter les risques d’accident, notamment de décrochage involontaire du godet. C’est le cas par exemple du QSC, un système de verrouillage standardisé. Ou encore du module lumineux QLM qui émet des signaux sonores et lumineux si le godet n’est pas correctement accouplé.

Tout le monde doit adhérer à la cause

Pour Stig Engström, cette histoire de tolérance zéro sur les chantiers était évidente pour la profession. C’est pourquoi quand ses collaborateurs lui ont proposé de lancer la campagne « Dig Smart, Dig Safe », il a été surpris. Il n’en voyait pas l’utilité. Mais, en regardant de plus près, il en a vu l’intérêt. « Le but de cette initiative est de définir une tolérance zéro pour les accidents, à laquelle adhère toute la profession. Cela va manifestement prendre du temps.

Engcon ne peut pas transformer toute la profession à elle seule. Il faut que tous les constructeurs développent des produits plus sûrs. Mais aussi que les grands acteurs insistent davantage sur la sécurité dans leurs appels d’offres. Et enfin, que les entrepreneurs investissent dans des produits plus sûrs. Si cela ne suffit pas, nous sommes favorables à des mesures législatives. Mais en tout état de cause, cela passe obligatoirement par la mobilisation de toutes les parties concernées. J’en suis intimement convaincu. Ensemble, nous y arriverons ! »

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